Allocations familiales : Réforme et impacts dès 2026

Allocations familiales : Réforme et impacts dès 2026

5 janvier 2026

Réforme des allocations familiales : ce qui change en 2026

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 marque un tournant dans la politique familiale française. Au cœur des discussions : une réforme des allocations familiales qui suscite déjà de vives réactions. Le gouvernement souhaite réduire les dépenses publiques en modifiant les règles de majoration liées à l’âge des enfants.

Pourquoi cette réforme des allocations familiales ?

Le gouvernement justifie cette mesure par la nécessité de financer de nouvelles priorités sociales, notamment un congé de naissance mieux indemnisé. Concrètement, il est envisagé de repousser de 14 à 18 ans l’âge à partir duquel les familles bénéficient d’une majoration des allocations familiales. L’UNSA estime que cette modification pourrait générer environ 200 millions d’euros d’économies dès la première année, tandis que Le Figaro évoque un potentiel d’économies d’un milliard d’euros pour les finances publiques.

Quel impact financier pour les familles ?

Cette réforme n’est pas sans conséquence pour les familles. Si le montant de base des allocations n’est pas supprimé, les familles verront la majoration de leurs aides arriver beaucoup plus tard, impactant leur budget durant l’adolescence, une période souvent synonyme de dépenses accrues.

Exemple concret de perte financière

Selon TF1 Info, une famille avec deux enfants qui perçoit environ 151 euros par mois d’allocations familiales pouvait compter sur une majoration d’environ 75 euros dès les 14 ans de l’aîné. Avec le report à 18 ans, cette majoration disparaît temporairement, entraînant une perte cumulée estimée à près de 3 600 euros sur quatre ans.

D’après Le Monde, plus de cinq millions de foyers pourraient être concernés par cette baisse des allocations familiales. Bien que le montant exact varie selon la composition familiale et les ressources, l’impact est significatif pour de nombreuses familles modestes pour qui ces aides représentent un complément indispensable.

Une mesure politiquement contestée

Cette réforme suscite une forte opposition, y compris au sein des institutions. Le Sénat a voté le maintien de la majoration à partir de 14 ans, contre l’avis du gouvernement, estimant que la branche famille de la Sécurité sociale n’est pas en déficit.

Malgré ces contestations, le gouvernement maintient sa position, soulignant que la dépense totale consacrée à la politique familiale atteindrait environ 59,4 milliards d’euros en 2026. La baisse ciblée des allocations est présentée comme un effort partagé, mais l’inquiétude demeure du côté des familles.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la majoration des allocations familiales et comment fonctionne-t-elle ?

La majoration des allocations familiales est un supplément mensuel versé par la CAF pour chaque enfant à charge âgé de 14 ans ou plus, afin de compenser les cofbts accrus liés à l’adolescence. Elle s’applique aux familles ayant au moins 2 enfants, mais pour 2 enfants seulement, elle concerne le second enfant (pas l’aîné).

Qui sera concerné par le report de la majoration de 14 à 18 ans ?

Le report de la majoration des allocations familiales de 14 à 18 ans concerne les parents dont les enfants atteindront 14 ans après le 1ᵉʳ mars 2026.

Combien une famille type risque-t-elle de perdre concrètement avec ce report ?

Il est difficile de donner un chiffre exact sans connaître la situation spécifique de chaque famille. Cependant, pour les familles modestes, la perte peut atteindre jusqu’à 900 euros par an et par enfant concerné, en raison du report de la majoration.

La mesure est-elle déjà appliquée ou peut-elle encore être modifiée par le Parlement ?

La loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2026, qui inclut cette mesure, a été adoptée par le Parlement le 16 décembre 2025. Elle est donc déjà appliquée, bien que des décrets d’application puissent encore être publiés.

Quelles compensations ou mesures alternatives sont proposées pour les familles touchées ?

La France propose plusieurs mesures pour les familles, notamment des dispositifs fiscaux, des aides monétaires universelles ou sous conditions de ressources, des majorations d’aides sociales en fonction de l’âge ou du nombre d’enfants, et des services publics de garde d’enfants favorisant la conciliation vie familiale-vie professionnelle. Ces mesures ciblent principalement les familles modestes, monoparentales et nombreuses.

Auteur
Henri
Rédacteur invité expert tech.

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