La Banque de France Optimiste sur la Croissance Française en 2025
Le 19 décembre 2025, la Banque de France a annoncé une révision à la hausse de ses prévisions de croissance pour l’année 2025, tablant désormais sur un taux de 0,9 %, contre 0,7 % initialement prévu. Cette réévaluation témoigne d’une confiance accrue dans la résilience de l’économie française, malgré les défis persistants.
Une Reprise Plus Robuste que Prévu
L’institution monétaire justifie son optimisme par la bonne tenue de secteurs clés tels que l’aéronautique, les exportations, et la consommation intérieure. Olivier Garnier, économiste en chef de la Banque de France, souligne que cette révision ramène les projections à des niveaux similaires à ceux d’il y a un an, atténuant l’impact des récentes incertitudes.
Incertitudes Politiques et Budgétaires
Cette annonce intervient dans un contexte politique tendu, marqué par des débats budgétaires complexes. François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, a mis en garde contre les risques d’un déficit excessif. Malgré ces tensions, les perspectives économiques pour 2026 restent positives, avec une croissance attendue d’environ 1 %.
Impact sur les Ménages et les Entreprises
Ce regain de croissance pourrait se traduire par une amélioration du pouvoir d’achat des ménages, grâce à une inflation en baisse, estimée à 0,9 % en 2025. Cependant, les entreprises restent prudentes face à l’incertitude fiscale et réglementaire, ce qui freine l’investissement. La Banque de France évalue l’impact de cette instabilité à 0,2 point de croissance.
Divergence d’Analyses avec l’Insee
L’Insee, de son côté, se montre plus mesuré, avec des prévisions de croissance comprises entre 0,7 % et 0,8 %. Cette divergence reflète des interprétations différentes des signaux économiques. La Banque de France anticipe une normalisation progressive, tandis que l’Insee insiste sur les contraintes pesant sur la demande intérieure et l’investissement productif.
Nécessité d’un Cadre Budgétaire Crédible
La Banque de France insiste sur l’importance d’un cadre budgétaire crédible pour soutenir durablement la reprise économique. Elle met également en garde contre les arbitrages budgétaires qui pourraient pénaliser les jeunes actifs.




