Évolution des prix de l'immobilier en France au T2 2026 : ce que disent l'Insee et les Notaires de France
Selon l'Insee et les Notaires de France, les prix des logements anciens ont reculé de 1% au deuxième trimestre 2026 par rapport au trimestre précédent. Sur un an, jusqu'au T2 2026, la baisse atteint 0,8%. Le recul est de 1,3% pour les maisons et de 0,1% pour les appartements.
| Type de bien | Variation sur un trimestre (T2 2026) | Variation sur un an (jusqu'au T2 2026) |
|---|---|---|
| Logements anciens (ensemble) | -1% | -0,8% |
| Maisons | Recul de 1,3% | — |
| Appartements | Recul de 0,1% | — |
Le sentiment des notaires : l'enquête Immonot
L'enquête Immonot indique que 60% des notaires constatent une baisse des prix, contre 52% au printemps. Cette proportion en hausse confirme la poursuite de la décrue tarifaire sur le marché de l'ancien.
L'analyse de Yann Jehanno (Laforêt)
Yann Jehanno, président de Laforêt, confirme que « les ajustements de prix se poursuivent », avec des ajustements plus marqués pour les grands appartements familiaux, tandis que les petites surfaces voient leurs prix se maintenir. Il estime qu'on est sur « un ajustement plutôt à la baisse des prix », mais qu'on ne voit pas « des prix qui vont baisser de 10%, 15% ou 20% ».
| Segment de marché | Tendance des prix |
|---|---|
| Grands appartements familiaux | Ajustements plus marqués à la baisse |
| Petites surfaces | Prix qui se maintiennent |
| Maisons | Recul de 1,3% au T2 2026 |
Dynamique du marché immobilier et volume des transactions en 2026
À fin juin 2026, 958 000 transactions de logements anciens avaient été enregistrées sur douze mois glissants, contre 907 000 à fin juin 2025. Après un coup de frein entre 2022 et 2024, le nombre de ventes s'est redressé avant de se stabiliser depuis début 2026.
| Période | Transactions sur 12 mois glissants | Évolution |
|---|---|---|
| Fin juin 2025 | 907 000 | Référence |
| Fin juin 2026 | 958 000 | +51 000 transactions |
Prévisions des notaires pour l'automne 2026
Selon l'enquête Immonot, les notaires interrogés anticipent des évolutions contrastées du marché immobilier à l'automne 2026 :
- 7 % des notaires anticipent une hausse du volume des transactions.
- 46 % prévoient une baisse des prix.
- 54 % tablent sur une stabilité des prix.
Taux crédit immobilier 2026 : tendances et projections du marché
Le contexte monétaire influence directement les conditions appliquées aux emprunteurs souhaitant acheter un bien immobilier en 2026. L'évolution des taux directeurs et les perspectives inflationnistes façonnent les prévisions marché immobilier 2026.
Évolution des taux moyens sur un an
Le taux moyen des nouveaux crédits à l'habitat (hors renégociations) est passé de 3,09% en juillet 2025 à 3,30% en juillet 2026 (hors frais et assurance), selon la Banque de France.
| Période | Taux moyen | Source |
|---|---|---|
| Juillet 2025 | 3,09% | Banque de France |
| Juillet 2026 | 3,30% | Banque de France |
| Fin septembre 2026 — sur 20 ans | 3,46% | Meilleurtaux |
| Fin septembre 2026 — sur 25 ans | 3,57% | Meilleurtaux |
La BCE relève ses taux directeurs
La Banque centrale européenne (BCE) a relevé ses taux directeurs de 0,25 point le 10 septembre 2026, portant son taux de dépôt à 2,50%. Cette décision est motivée par un regain des tensions inflationnistes, la BCE prévoyant une inflation moyenne de 3% dans la zone euro en 2026.
Impact sur les prix de l'immobilier
Yann Jehanno rappelle la règle approximative : « un point de taux de crédit équivaut globalement à 10% de prix immobilier ». Il note que « les Français ont compris que les taux d'intérêt bas étaient plutôt derrière nous ».
Accès au crédit immobilier en 2026 : profil des acheteurs et conditions d'emprunt
L'accès au crédit logement 2026 s'inscrit dans un contexte marqué par une remontée progressive des taux crédit immobilier 2026 et une exigence renforcée d'apport personnel. Malgré ces paramètres, la Banque de France indique que les conditions d'octroi de crédit restent « favorables ». La capacité d'emprunt des ménages dépend de plusieurs critères cumulatifs : stabilité professionnelle, taux d'endettement inférieur à 35%, reste à vivre suffisant et apport minimal couvrant les frais de notaire.
Profil des acheteurs et poids des primo-accédants
Les primo-accédants constituent une part majeure du marché. En juillet 2026, ils représentaient 43,9% de la production de crédits immobiliers. Ce chiffre reflète la dynamique des ménages qui accèdent pour la première fois à la propriété, souvent dans un cadre de prévisions marché immobilier 2026 orientées vers une légère correction des prix m2 2026. Pour acheter un bien immobilier 2026, ces emprunteurs s'appuient fréquemment sur des dispositifs d'aide comme le prêt à taux zéro (PTZ) ou le leasing social, destinés à faciliter l'accession sans apport conséquent.
| Critère | Donnée 2026 | Source |
|---|---|---|
| Part des primo-accédants dans la production de crédits immobiliers | 43,9% (juillet 2026) | Banque de France |
| Appréciation des conditions d'octroi | « Favorables » | Banque de France |
| Facteurs de tension identifiés | Remontée des taux et de l'apport personnel | Banque de France |
Motivations d'achat : le projet de vie avant la conjoncture
Yann Jehanno souligne que la décision d'acheter est « une question de projet » lié à des changements concrets dans la vie du ménage. Les déclencheurs principaux identifiés sont les suivants :
- Premier emploi stable et CDI validé
- Naissance ou agrandissement de la famille
- Déménagement professionnel ou mobilité géographique
- Séparation ou recomposition familiale
- Recomposition patrimoniale après un héritage
Cette logique de projet explique pourquoi l'évolution prix immobilier France 2026 n'entraîne pas un effondrement des volumes de transactions : les ménages achètent avant tout pour répondre à un besoin de vie, et non pour spéculer sur une plus-value. Avant toute démarche, il est recommandé de réaliser une simulation prêt immobilier 2026 auprès de plusieurs établissements bancaires ou via un courtier agréé IOBSP.
Baisse des prix ou hausse des taux : faut-il acheter un bien immobilier en 2026 ou attendre 2027 ?
Le contexte du marché immobilier en 2026 place de nombreux ménages face à une décision complexe. Les prix au m² en 2026 ont amorcé un recul dans plusieurs grandes villes, tandis que les taux de crédit immobilier en 2026 restent volatils. Acheter maintenant ou patienter devient une véritable équation financière.
Le mécanisme du double effet : prix vs coût du crédit
Une baisse du prix au m² en 2026 ne suffit pas à garantir une opération intéressante si le crédit logement en 2026 devient plus onéreux. La simulation d'un prêt immobilier en 2026 doit intégrer ces deux variables simultanément.
| Scénario | Effet sur le prix | Effet sur le coût du crédit | Bilan pour l'emprunteur |
|---|---|---|---|
| Acheter en 2026 | Prix encore élevé mais en repli | Taux potentiellement stabilisés | Coût total maîtrisable si taux verrouillé |
| Attendre 2027 | Baisse des prix espérée | Risque de remontée des taux | Résultat incertain |
L'équation incertaine de l'attente
Attendre une baisse supplémentaire des prix comporte le risque qu'une légère économie sur le prix soit absorbée par un crédit plus coûteux, la hausse des taux pouvant effacer la baisse des prix. Attendre 2027 revient à parier sur une baisse des prix suffisamment importante pour compenser une éventuelle remontée du coût du crédit, une équation dont le résultat est incertain. Pour un ménage dont le projet est mûr, attendre une forte baisse des prix et un retour des crédits à 1% apparaît particulièrement incertain.
Facteurs à intégrer dans la décision
- La capacité d'emprunt du ménage, qui dépend du taux d'endettement maximal fixé par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF).
- L'apport personnel disponible : un apport supérieur à 10% du prix facilite l'obtention d'un crédit logement en 2026 à conditions avantageuses.
- La localisation du bien : l'évolution des prix de l'immobilier en France en 2026 varie fortement selon les zones géographiques.
- La durée du prêt envisagée : plus elle s'allonge, plus le poids du taux d'intérêt devient déterminant dans le coût total.
Acheter un bien immobilier en 2026 nécessite donc d'arbitrer entre un prix d'achat encore élevé et un coût de crédit qui pourrait s'aggraver. Aucune des deux variables n'évolue de manière isolée et prévisible. Le projet immobilier doit être évalué sur la base de simulations chiffrées actualisées, et non sur des anticipations de marché non quantifiées.
Questions fréquentes
Les prix de l'immobilier baissent-ils vraiment en 2026 ?
Oui, selon les notaires de France. Les prix des logements anciens ont reculé de 1% au T2 2026 par rapport au trimestre précédent, et de 0,8% sur un an.
Les taux de crédit sont-ils en hausse en 2026 ?
Oui, ils augmentent. Le taux moyen était de 3,09% en juillet 2025 contre 3,30% en juillet 2026 (Banque de France). Fin septembre 2026, il est d'environ 3,46% sur 20 ans (Meilleurtaux).
Est-ce que l'APL peut m'aider à acheter ?
Non. L'APL (Aide Personnalisée au Logement), versée par la CAF, est une aide pour le loyer du logement principal. Elle ne peut pas servir d'apport ou de mensualité pour un crédit immobilier.
Faut-il attendre une baisse plus importante des prix ?
Les experts anticipent un ajustement modéré. 60% des notaires constatent une baisse des prix, mais ils n'attendent pas de chute brutale de 10 à 20% (Immonot). La hausse des taux réduit aussi le pouvoir d'achat.
L'achat peut-il affecter mes aides sociales comme le RSA ou l'AAH ?
Oui, potentiellement. La détention d'un patrimoine immobilier (votre résidence principale) peut impacter le calcul de certaines prestations sous conditions de ressources, comme le RSA ou l'AAH. Renseignez-vous auprès de la CAF ou de la MDPH.
Quel est l'impact de la taxe foncière après un achat ?
Vous devrez payer la taxe foncière chaque année, en tant que propriétaire au 1er janvier. Son montant varie selon la commune. La taxe d'habitation sur la résidence principale est supprimée pour la plupart des ménages.
Les primo-accédants sont-ils nombreux sur le marché ?
Oui, ils représentent une part importante. En juillet 2026, les primo-accédants représentaient 43,9% de la production de crédits immobiliers (Banque de France).
MaPrimeRénov' peut-elle être utilisée après l'achat ?
Oui. Si vous achetez un logement ancien à rénover, vous pouvez faire une demande de MaPrimeRénov' auprès de l'Anah pour financer des travaux d'économie d'énergie, sous conditions de ressources et de travaux.