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Épargne salariale 2026 : pourquoi 17 500 entreprises hésitent

Épargne salariale 2026 : pourquoi 17 500 entreprises hésitent

Partage de la valeur : obligation légale depuis 2025 pour les entreprises de 11 à 49 salariés

Depuis le 1er janvier 2025, une obligation légale de partage de la valeur s'applique aux entreprises françaises. Cette mesure concerne l'épargne salariale obligatoire et vise à associer les salariés aux résultats de leur entreprise.

Entreprises concernées par l'obligation

La loi épargne salariale 2025 cible les entreprises répondant à des critères précis :

  • Entreprises de 11 à 49 salariés
  • Réalisation d'un bénéfice net fiscal d'au moins 1 % du chiffre d'affaires
  • Ce bénéfice doit être atteint pendant trois années consécutives
Critère d'éligibilité Seuil requis
Effectif de l'entreprise 11 à 49 salariés
Bénéfice net fiscal minimum 1 % du chiffre d'affaires
Durée de validité du critère 3 années consécutives
Nombre d'entreprises concernées environ 17 500 entreprises

Entreprises exclues du dispositif

Les entreprises de moins de 11 salariés ne sont pas soumises à cette obligation légale. Sont notamment concernées par cette exclusion les entreprises de 2 à 9 salariés.

⚠ Important : L'obligation de mise en place d'un dispositif d'épargne salariale (PEE entreprise, PERCO entreprise) ne s'applique qu'aux entreprises de 11 à 49 salariés remplissant les critères de bénéfice. Les structures de taille inférieure restent exclues.

Bilan de mise en œuvre en 2026

Quinze mois après l'entrée en vigueur de la loi, soit en avril 2026, le taux d'équipement effectif des entreprises concernées reste flou. Plusieurs freins à la mise en œuvre ont été identifiés : méconnaissance de l'obligation, complexité administrative, et coût de l'épargne salariale pour les employeurs.

💡 Conseil : Les entreprises concernées doivent se rapprocher de leur expert-comptable ou d'un organisme paritaire agréé pour mettre en place un PEE ou un PERCO avant les échéances légales.

Épargne salariale : adhésion théorique des dirigeants et freins perçus

Une étude OpinionWay pour Gedeon d'octobre 2026, réalisée auprès de 303 décisionnaires d'entreprises de 2 à 249 salariés, met en lumière le paradoxe des dirigeants de TPE-PME face à l'épargne salariale.

Indicateur Résultat
Dirigeants jugeant l'épargne salariale pertinente 86 %
Dirigeants la considérant trop complexe à déployer 75 %
Frein principal : difficulté à évaluer le coût 42 % des répondants

Perception positive mais freins persistants

Les dirigeants de TPE-PME reconnaissent massivement l'intérêt de l'épargne salariale pour fidéliser les équipes et optimiser la rémunération. Cependant, 75 % d'entre eux perçoivent le dispositif comme trop complexe à déployer.

Le principal frein identifié est la difficulté à évaluer le coût pour l'entreprise, un obstacle mentionné par 42 % des répondants.

⚠ Important : Les entreprises de moins de 50 salariés manquent souvent des compétences juridiques, fiscales et RH nécessaires au déploiement de l'épargne salariale, contrairement aux grands groupes dotés de directions financières étoffées.

Écart entre TPE-PME et grands groupes

La mise en place d'un PEE entreprise ou d'un PERCO entreprise requiert des expertises que les petites structures ne possèdent pas en interne. Les freins mise en œuvre sont donc plus marqués pour les TPE, qui doivent souvent recourir à des prestataires externes pour accompagner le déploiement.

Intentions de mise en œuvre de l'épargne salariale : le décalage avec la réalité

Les dirigeants d'entreprise manifestent une volonté forte de développer l'épargne salariale au sein de leur structure. Cependant, cette intention se heurte à plusieurs obstacles concrets qui freinent sa concrétisation effective.

Une intention déclarée élevée

Malgré les freins identifiés, 73 % des dirigeants interrogés envisagent de mettre en place un dispositif d'épargne salariale dans les 12 prochains mois (à partir d'octobre 2026). Cette proportion témoigne d'un dynamisme certain en la matière.

Cette intention est encore plus marquée chez les entreprises directement concernées par l'obligation légale. Ainsi, 87 % des dirigeants d'entreprises de 10 à 49 salariés prévoient de déployer un dispositif dans l'année à venir.

Catégorie d'entreprises Intention de mise en œuvre
Ensemble des dirigeants interrogés 73 %
Entreprises de 10 à 49 salariés (soumises à l'obligation) 87 %

Un écart entre intention et capacité réelle

Il existe toutefois un décalage significatif entre l'intention déclarée et la capacité réelle de mise en œuvre. Les dirigeants rencontrent trois difficultés principales :

  • Le manque de temps pour consacrer à ce projet
  • L'absence d'accompagnement adapté
  • Le manque de visibilité sur le retour sur investissement
⚠ Important : Ce paradoxe est souligné par l'étude : les dirigeants perçoivent les bénéfices de l'épargne salariale (PEE entreprise, PERCO entreprise) mais peinent à identifier et mettre en œuvre une solution adaptée à leur structure.

Les freins à la mise en œuvre demeurent donc structurants, même lorsque la volonté est présente. Le coût de l'épargne salariale et la complexité administrative constituent des obstacles supplémentaires pour les PME concernées par la loi épargne salariale 2025.

Les disparités d'accompagnement selon la taille de l'entreprise

Le manque d'accompagnement est un obstacle majeur, particulièrement pour les plus petites structures. Les freins à la mise en œuvre de dispositifs comme le PEE entreprise ou le PERCO entreprise varient considérablement selon la taille de la structure.

Taille de l'entreprise Dirigeants estimant manquer d'accompagnement
Entreprises de 2 à 9 salariés (micro-entreprises) 41 %
Entreprises de 10 à 49 salariés 27 %

Les micro-entreprises (2-9 salariés) cumulent les difficultés :

  • Absence de service RH dédié ;
  • Budget formation réduit ;
  • Méconnaissance des dispositifs d'épargne salariale obligatoire.
⚠ Important : Bien qu'exclues de l'obligation légale d'épargne salariale, les salariés des TPE aspirent aux mêmes avantages que ceux des grandes entreprises. Le coût de l'épargne salariale reste un frein pour ces structures.
💡 Conseil : Le marché doit s'adapter avec des solutions digitalisées et des forfaits simplifiés pour ces TPE-PME. La loi épargne salariale 2025 pourrait faciliter l'accès à ces dispositifs pour les plus petites structures.

Évaluation des coûts de l'épargne salariale : un frein majeur pour les dirigeants

Pour 42 % des dirigeants, la difficulté à évaluer le coût pour l'entreprise constitue le premier frein à l'adoption de l'épargne salariale. Cette méconnaissance des coûts réels ralentit significativement la mise en place de dispositifs comme le PEE entreprise ou le PERCO entreprise au sein des TPE-PME.

Les interrogations centrales des employeurs

Les dirigeants expriment des questionnements précis concernant le coût épargne salariale :

  • Le coût réel d'un Plan d'Épargne Retraite d'Entreprise Collectif (PERECO)
  • Le niveau des abondements à prévoir pour les salariés
  • Les charges sociales et fiscales à anticiper
Dispositif Cadre fiscal Difficulté d'évaluation
PERECO Avantageux depuis 2020 Élevée pour les non-initiés
PEE Exonération charges patronales Modérée

Un manque d'outils de simulation pour les TPE-PME

Bien que des dispositifs comme le PERECO offrent un cadre fiscal avantageux depuis 2020, leur mécanisme reste opaque pour les non-initiés. Les freins mise en œuvre sont renforcés par l'absence d'outils de simulation fiables adaptés aux petites structures.

⚠ Important : Face à l'incertitude budgétaire, le manque de visibilité sur les coûts réels favorise l'immobilisme des dirigeants de TPE-PME concernant l'épargne salariale obligatoire ou facultative.
💡 Conseil : Avant toute mise en place, consultez un expert-comptable ou un conseiller en gestion de patrimoine pour établir une projection budgétaire précise du dispositif envisagé.

La loi épargne salariale 2025 pourrait apporter des clarifications sur ces dispositifs. En attendant, les entreprises, qu'elles comptent 17500 salariés ou moins d'une dizaine, peinent à obtenir des estimations fiables pour arbitrer entre les différentes solutions d'épargne salariale.

Le contexte et les acteurs du changement de l'épargne salariale

La loi sur le partage de la valeur marque un tournant majeur dans le paysage de l'épargne salariale en France. Ce dispositif, historiquement conçu pour les grandes entreprises, s'étend désormais à dizaines de milliers de PME. Cette ouverture modifie profondément les dynamiques du marché et les stratégies des acteurs traditionnels.

Une extension aux PME soutenue par des données officielles

Selon les données de la Dares, 17 500 entreprises sont désormais concernées par cette extension de l'épargne salariale. Ce chiffre illustre l'ampleur du changement opéré par la loi épargne salariale 2025, qui élargit le périmètre des structures devant ou pouvant mettre en place des dispositifs comme le PEE entreprise ou le PERCO entreprise.

Source Donnée Date
Dares 17 500 entreprises concernées 2026
OpinionWay (pour Gedeon) Enquête sur l'épargne salariale Octobre 2026

L'analyse de Julien Jacquemin sur ce changement de donne

Julien Jacquemin, CEO de Gedeon, analyse cette évolution comme une transformation structurelle du marché. L'enquête OpinionWay réalisée pour la société Gedeon en octobre 2026 met en lumière les nouveaux enjeux auxquels font face les TPE-PME dans la mise en œuvre de ces dispositifs.

💡 Conseil : Les entreprises nouvellement éligibles à l'épargne salariale doivent anticiper les freins à la mise en œuvre et évaluer le coût de l'épargne salariale avant de déployer un plan.

Un marché en mutation qui oblige les acteurs à adapter leurs offres

Le marché de l'épargne salariale est en mutation. Les acteurs traditionnels doivent repenser leurs offres pour répondre aux contraintes spécifiques des TPE-PME : simplicité administrative, coût maîtrisé et accompagnement renforcé. L'épargne salariale obligatoire, auparavant réservée aux grands groupes, impose désormais de nouvelles exigences opérationnelles à un public d'entreprises moins familier de ces mécanismes.

ℹ️ À savoir : La loi sur le partage de la valeur vise à démocratiser l'accès à l'épargne salariale pour les salariés des PME, en réduisant les barrières historiques liées à la taille des entreprises.

Questions fréquentes

Quelles entreprises sont obligées de mettre en place l'épargne salariale ?

Depuis le 1er janvier 2025, l'obligation concerne les entreprises de 11 à 49 salariés. Elles doivent aussi avoir réalisé un bénéfice net fiscal d'au moins 1% de leur chiffre d'affaires pendant trois années consécutives. Environ 17 500 entreprises sont concernées.

Pourquoi beaucoup d'entreprises hésitent-elles à mettre en place ce dispositif ?

La complexité est le principal frein : 75% des dirigeants la jugent trop difficile à déployer. 42% citent la difficulté à évaluer le coût. Les petites structures manquent souvent des compétences juridiques, fiscales et RH nécessaires.

Les très petites entreprises (TPE) sont-elles concernées ?

Non. Les entreprises de moins de 11 salariés sont exclues de l'obligation légale. Une enquête OpinionWay pour Gedeon montre que 41% des dirigeants d'entreprises de 2 à 9 salariés estiment malgré tout manquer d'accompagnement sur le sujet.

Quels sont les délais pour se mettre en conformité ?

L'obligation est en vigueur depuis janvier 2025. Selon une enquête d'octobre 2026, 73% des dirigeants envisagent de mettre en place un dispositif dans les 12 prochains mois. Le taux réel d'équipement reste cependant encore flou.

L'épargne salariale est-elle perçue comme utile par les dirigeants ?

Oui. 86% des dirigeants de TPE-PME jugent l'épargne salariale pertinente. Il existe un paradoxe entre cette conviction et la difficulté à passer à l'acte.

Qui peut aider mon entreprise à mettre en place un plan d'épargne ?

Il est conseillé de se rapprocher de son conseil habituel (expert-comptable, avocat) ou d'organismes spécialisés en épargne salariale. Les entreprises de 10 à 49 salariés sont 27% à estimer manquer d'accompagnement.

L'épargne salariale concerne-t-elle uniquement la retraite ?

Non. Le dispositif phare est le PERECO (Plan d'Épargne Retraite d'Entreprise Collectif), mais l'épargne salariale peut aussi inclure d'autres enveloppes, comme un Plan d'Épargne Entreprise (PEE), permettant des déblocages avant la retraite sous conditions.

Henri
Redacteur

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