La gestion des successions évolue avec une nouvelle loi sur les frais bancaires
Une nouvelle loi sur les frais bancaires de succession s'apprête à transformer la manière dont le patrimoine est transmis. Cette réforme, attendue, vise à simplifier les démarches et à rendre la transmission plus transparente. L'objectif principal est de limiter les cofbts pour les héritiers et de favoriser une plus grande équité, notamment pour les petits héritages.
Dès 2026, de nouvelles règles entreront en vigueur, apportant des mesures concrètes pour protéger les familles et faciliter les procédures. Voici un aperçu des principaux changements à connaître pour anticiper la succession d'un proche et optimiser la gestion de son patrimoine.
Encadrement et plafonnement des frais bancaires de succession
À partir du 13 novembre 2025, la nouvelle loi sur les frais bancaires de succession marquera un tournant majeur. Les banques ne pourront plus facturer plus de 1 % du montant des avoirs transmis, avec un plafond fixé à 857 euros. Cette mesure met fin aux disparités entre les établissements bancaires.
Cette réforme vise à rendre la gestion des successions plus transparente et équitable, en protégeant les petits héritages et en simplifiant les démarches pour les familles. En uniformisant les pratiques bancaires, la loi garantit une meilleure prévisibilité des cofbts et limite les abus, offrant un cadre plus juste pour tous les héritiers.
Ce que change la loi pour votre portefeuille
Nature du frais Avant la réforme Depuis le 13 novembre 2025 Taux de prélèvement Variable selon l'établissement Maximum 1 % des avoirs Plafond global Aucun (disparités fortes) Limité à 857 € Objectif - Équité et protection des petits héritages
Cas de gratuité : petits héritages et décès de mineur
La gratuité totale des frais bancaires s'applique automatiquement lorsque le montant de la succession ne dépasse pas 5 965 € en 2026. Cela permet aux familles modestes de récupérer l'intégralité des avoirs sans frais. Cette exonération concerne les successions simples, sans biens immobiliers ni héritiers multiples.
Toutefois, certaines situations dites " complexes " (présence d'un crédit immobilier, d'un compte professionnel, d'héritiers à l'étranger ou de sfbretés sur les comptes) excluent ce bénéfice, même pour de petits montants.
En cas de décès d'un enfant mineur, aucun frais bancaire ne peut être prélevé, quelle que soit la somme transmise, afin de soutenir les familles dans ces circonstances particulièrement douloureuses.
Droits de succession, donations familiales et protection des petits héritages
En 2026, le barème des droits de succession reste inchangé : 100 000 € d'abattement par parent en ligne directe, puis un taux progressif de 5 % à 45 %. Les conjoints restent exonérés, tandis que frères et sœurs bénéficient d'un abattement de 15 932 €, avec une taxation de 35 % à 45 %.
Parallèlement, les donations familiales en numéraire sont temporairement exonérées de droits jusqu'à 100 000 € par donateur (300 000 € par bénéficiaire), à condition de financer l'achat ou la rénovation énergétique d'une résidence principale.
Enfin, l'ASPA protège les petits héritages. La récupération par l'État n'intervient qu'au-delà de 108 586 €, et reste plafonnée, préservant ainsi le patrimoine des familles modestes. Cette nouvelle loi sur les frais bancaires de succession représente une avancée significative.
Les leviers fiscaux pour transmettre en 2026
Anticiper et organiser sa succession : démarches et points de vigilance
Pour optimiser la transmission de son patrimoine, il est essentiel d'anticiper chaque étape : vérifiez régulièrement la situation de vos comptes bancaires et actualisez vos contrats pour éviter tout oubli ou frais superflu.
Un rendez-vous avec un notaire permet de sécuriser la rédaction de votre testament, de profiter pleinement des abattements et d'organiser d'éventuelles donations. Rassemblez à l'avance les documents clés (livret de famille, titres de propriété, contrats d'assurance-vie) afin de simplifier les démarches pour vos héritiers.
En cas d'indivision, privilégiez le dialogue entre héritiers et, si besoin, sollicitez un professionnel pour éviter les blocages. Enfin, surveillez l'évolution de la législation pour adapter votre stratégie successorale.