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Indemnités arrêt maladie non payées : causes, droits et recours 2026

Indemnités arrêt maladie non payées : causes, droits et recours 2026

Les deux sources d'indemnisation pendant un arrêt maladie non professionnel

Pendant un arrêt maladie d'origine non professionnelle, deux acteurs peuvent verser des indemnités : la CPAM (Caisse Primaire d'Assurance Maladie) et l'employeur.

Les Indemnités Journalières de Sécurité Sociale (IJSS) versées par la CPAM

Les CPAM indemnités journalières sont versées par la CPAM après un délai de carence de 3 jours. Leur montant est de 50 % du salaire journalier de base, plafonné à 42,97 € brut par jour pour les arrêts débutant à partir du 1er juillet 2026. Ces indemnités journalières arrêt maladie constituent la première source de revenus.

Le complément de salaire versé par l'employeur

L'employeur, quant à lui, peut devoir verser un complément de salaire à partir du 8e jour d'arrêt, sous conditions. Ce salaire maintien arrêt maladie garantit :

  • 90 % du salaire brut pendant 30 jours ;
  • Deux tiers du salaire brut pendant les 30 jours suivants.

Ces durées augmentent de 10 jours par tranche de 5 ans d'ancienneté supplémentaire, dans la limite de 90 jours pour chaque taux.

Organisme Condition de versement Montant / Taux Durée d'indemnisation
CPAM Après délai de carence de 3 jours 50 % du salaire journalier de base (plafonné à 42,97 € brut/jour pour arrêt à partir du 1er juillet 2026) Toute la durée de l'arrêt
Employeur À partir du 8e jour d'arrêt 90 % du salaire brut 30 jours (+ 10 jours par tranche de 5 ans, max 90 jours)
Employeur À l'issue des 30 premiers jours complétés Deux tiers du salaire brut 30 jours (+ 10 jours par tranche de 5 ans, max 90 jours)
⚠ Important : Les règles sont différentes pour un arrêt maladie d'origine professionnelle (accident du travail ou maladie professionnelle).
💡 Conseil : Si l'employeur ne paie pas arrêt maladie, vous disposez de droits salarié arrêt maladie non payé. Des recours indemnités maladie non payées sont possibles. Surveillez le délai paiement IJSS employeur et CPAM sur votre espace personnel pour contester tout retard.

Conditions d'attribution des indemnités journalières et du complément employeur

Pour percevoir les indemnités journalières arrêt maladie versées par la CPAM, le salarié doit remplir des conditions d'activité minimale. Ces conditions varient selon la durée de l'arrêt de travail.

Conditions d'activité pour les IJSS de la CPAM

Durée de l'arrêt Conditions à remplir
Arrêt de moins de 6 mois
  • Avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 mois civils ou des 90 jours précédant l'arrêt
  • OU avoir cotisé sur au moins 1 015 fois le SMIC horaire au cours des 6 derniers mois civils
Arrêt de plus de 6 mois
  • Être affilié(e) à la Sécurité sociale depuis au moins 12 mois
  • ET avoir travaillé au moins 600 heures OU cotisé sur au moins 2 030 fois le SMIC horaire au cours des 12 derniers mois civils
⚠ Important : L'arrêt de travail doit être envoyé à la CPAM dans les 48 heures suivant son émission. Passé ce délai, le versement des CPAM indemnités journalières peut être retardé ou refusé.

Conditions du complément de salaire légal de l'employeur

Le salaire maintien arrêt maladie par l'employeur est prévu par l'article L1226-1 du Code du travail. Pour en bénéficier, le salarié doit remplir cumulativement les conditions suivantes :

  • Avoir au moins 1 an d'ancienneté dans l'entreprise
  • Avoir envoyé l'arrêt de travail à l'employeur dans les 48 heures
  • Percevoir les IJSS de la Sécurité sociale
  • Être soigné en France, dans l'UE ou l'EEE
⚠ Important : Certains salariés sont exclus du complément légal : les salariés à domicile, les saisonniers, les intermittents et les temporaires. Les intérimaires relèvent d'un régime de prévoyance spécifique.

Dispositions plus favorables

La convention collective peut prévoir des avantages plus favorables que le régime légal :

  • Délai de carence supprimé
  • Maintien de salaire à 100%
  • Durée de maintien plus longue
ℹ️ À savoir : Un régime local de maintien de salaire s'applique dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle, sans condition d'ancienneté. Ce régime spécifique permet un accès facilité au complément employeur pour les salariés de ces départements.

Indemnités journalières arrêt maladie non payées : causes et recours amiables

Le non-paiement des indemnités peut provenir de blocages administratifs. Plusieurs situations peuvent empêcher le versement des IJSS (Indemnités Journalières de Sécurité Sociale) au salarié en arrêt maladie.

Causes fréquentes de non-paiement

Cause Explication Conséquence
Attestation de salaire non transmise L'employeur n'a pas envoyé l'attestation à la CPAM via la Déclaration Sociale Nominative (DSN) La CPAM ne peut ni calculer ni verser les IJSS
Subrogation avec défaut de reversement L'employeur perçoit les IJSS mais ne les reverse pas au salarié (article R323-11 du Code de la Sécurité sociale) Le salarié ne reçoit pas l'ensemble IJSS + complément en un seul virement
⚠ Important : En cas de subrogation, l'employeur perçoit les IJSS de la CPAM et doit reverser au salarié l'ensemble IJSS + complément en un seul virement. Un défaut de reversement constitue un non-paiement.

Démarches pour faire valoir ses droits

Pour un salarié confronté à un employeur ne paie pas arrêt maladie, voici les étapes de recours indemnités maladie non payées à suivre :

  1. Comparer les documents : vérifier la concordance entre l'arrêt de travail, les fiches de paie et le relevé d'indemnités sur le compte Ameli.
  2. Relancer l'employeur : adresser une demande écrite au service paie ou RH.
  3. Envoyer une mise en demeure : si aucune réponse n'est obtenue sous 2 semaines, envoyer une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception.
💡 Conseil : Conservez tous les courriers envoyés et les accusés de réception. Ces documents constituent des preuves en cas de contentieux ultérieur.

Si l'attestation de salaire n'a pas été transmise

Le délai paiement IJSS employeur dépend de la transmission de l'attestation. Si celle-ci est manquante :

  • Exiger du service RH le signalement dans la DSN sous 8 jours.
  • Alerter la CPAM via le compte Ameli (rubrique " Mes démarches ").
  • La CPAM peut alors relancer l'employeur pour obtenir les éléments manquants.
ℹ️ À savoir : Les droits salarié arrêt maladie non payé incluent la possibilité de saisir le conseil de prud'hommes si les recours amiables échouent. Le délai de prescription pour réclamer des salaires et indemnités est de 3 ans.

Pour vérifier le versement des CPAM indemnités journalières, connectez-vous sur le compte Ameli et consultez la rubrique " Mes paiements ". Le salaire maintien arrêt maladie (complément employeur) apparaît sur les fiches de paie.

Suspension ou absence de versement par l'employeur : les cas légaux

L'employeur peut légalement ne pas verser le complément de salaire dans plusieurs situations. Si vous êtes confronté à un employeur ne paie pas arrêt maladie, il est essentiel de connaître vos droits salarié arrêt maladie non payé et les éventuels recours indemnités maladie non payées.

Les motifs légaux de non-versement du complément

  • Délai de carence : pendant les 7 premiers jours d'arrêt, sauf si la convention collective est plus favorable.
  • Conditions d'attribution non remplies : si le salarié a moins d'1 an d'ancienneté, en cas de non-réception des IJSS, etc.
  • Contre-visite médicale : si une contre-visite médicale mandatée par l'employeur conclut à un arrêt injustifié (article R1226-12 du Code du travail) ou si le contrôle est impossible par la faute du salarié.
  • Fraude signalée par la CPAM : depuis la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, l'employeur peut aussi interrompre le versement si la CPAM lui signale une fraude avérée à l'arrêt maladie.
⚠ Important : Dans les deux derniers cas (contre-visite négative ou fraude), la CPAM peut également suspendre le versement des CPAM indemnités journalières. Le délai paiement IJSS employeur est alors suspendu.

Récapitulatif des cas de suspension ou d'absence de versement

Situation de non-versement Condition / Délai Référence légale ou organisme
Délai de carence 7 premiers jours Convention collective
Ancienneté insuffisante Moins d'1 an Convention collective
Contre-visite négative ou contrôle impossible Arrêt injustifié ou faute du salarié Article R1226-12 du Code du travail
Fraude à l'arrêt maladie Signalement de la CPAM Loi n° 2026-534 du 25 juin 2026

Rupture du contrat et retenue sur salaire

En cas de rupture du contrat de travail pendant l'arrêt, les indemnités journalières arrêt maladie de la CPAM continuent d'être versées. En revanche, le salaire maintien arrêt maladie par l'employeur s'arrête à la date de fin du contrat.

L'employeur peut effectuer une retenue sur salaire s'il a avancé des indemnités en subrogation et que la CPAM a finalement versé moins. Il doit obligatoirement fournir un décompte écrit de l'indu au salarié.

💡 Conseil : Vérifiez toujours votre bulletin de paie lors d'une reprise après arrêt maladie. Si l'employeur a pratiqué une retenue sur salaire pour indu de subrogation, il doit vous remettre un décompte écrit et détaillé.

Recours contentieux et sanctions contre l'employeur en cas d'impayés

Si les démarches amiables échouent, plusieurs recours contentieux sont possibles pour le salarié confronté à des indemnités maladie non payées ou un employeur ne paie pas l'arrêt maladie.

Les différentes voies de recours

Recours Délai Effet
Inspection du travail Sans délai Rappel des obligations (pas de contrainte au paiement)
Référé-provision Urgence Avance ou paiement total pour sommes incontestables
Conseil de prud'hommes 3 ans à compter de la date où la somme était due Condamnation au paiement, intérêts, dommages et intérêts

Saisir l'inspection du travail

Le salarié peut saisir l'inspection du travail, qui peut rappeler à l'employeur ses obligations mais ne peut pas le contraindre à payer. Cette démarche permet de faire valoir ses droits de salarié en arrêt maladie non payé.

Le référé-provision pour les sommes incontestables

Pour les sommes incontestables (ex : IJSS perçues en subrogation et non reversées), le salarié peut demander un référé-provision pour obtenir une avance ou le paiement total en urgence. Cela concerne notamment le délai de paiement des IJSS par l'employeur non respecté.

⚠ Important : Les IJSS perçues en subrogation par l'employeur doivent être reversées au salarié. Leur non-paiement constitue une somme incontestable pouvant faire l'objet d'un référé-provision.

Saisir le conseil de prud'hommes

Si le recours amiable et le référé ne suffisent pas, le salarié peut saisir le conseil de prud'hommes dans un délai de 3 ans à compter de la date à laquelle la somme était due. Ce recours concerne les indemnités journalières d'arrêt maladie, le salaire maintenu pendant l'arrêt maladie ou toute autre créance salariale.

Les sanctions et indemnités possibles

En cas de succès, l'employeur peut être condamné, en plus des sommes dues, au versement :

  • D'intérêts de retard au taux légal (article 1231-6 du Code civil) à partir de la réception de la mise en demeure
  • De dommages et intérêts si le retard a causé un préjudice important (frais bancaires, loyer impayé...)
💡 Conseil : Conservez tous les justificatifs du préjudice subi (frais bancaires, rappels de loyer, mise en demeure envoyée à l'employeur). Ces documents seront utiles devant le juge pour obtenir des dommages et intérêts.

Rupture du contrat aux torts de l'employeur

Le salarié peut demander la rupture du contrat de travail aux torts de l'employeur (résiliation judiciaire ou prise d'acte). Si le juge donne raison au salarié, cette rupture produit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse, ouvrant droit aux indemnités correspondantes.

Cas de défaillance de l'employeur : la garantie AGS

En cas de redressement ou liquidation judiciaire de l'employeur, les sommes dues sont garanties par l'AGS (Association pour la gestion du régime de garantie des salaires), à qui il faut signaler les impayés.

ℹ️ À savoir : L'AGS garantit le paiement des salaires, indemnités de congés payés, indemnités de licenciement et indemnités compensatrices de préavis. Les indemnités journalières versées par la CPAM et non reversées entrent dans ce champ de garantie.

Délais de versement, suivi et cas particuliers des indemnités journalières

Les indemnités journalières de la Sécurité Sociale (IJSS) versées par la CPAM obéissent à des règles précises de paiement et de suivi. Voici les délais, modalités de suivi et recours en cas de litige.

Délais de versement des IJSS

Les IJSS de la CPAM sont versées tous les 14 jours après une période de carence de 3 jours. Le premier versement intervient une fois l'arrêt de travail et l'attestation de salaire traités par l'assurance maladie.

Élément Détail
Fréquence des versements Tous les 14 jours
Période de carence 3 jours
Premier versement Après traitement de l'arrêt et de l'attestation de salaire

Suivi des paiements

Le suivi des CPAM indemnités journalières se fait directement dans la rubrique " Mes paiements " du compte Ameli. Le salarié peut consulter à tout moment les sommes versées et les dates de paiement.

ℹ️ À savoir : Le délai de paiement IJSS employeur peut varier selon que l'employeur a opté ou non pour la subrogation.

Cas particulier : la subrogation

En cas de subrogation, l'employeur perçoit directement les IJSS de la CPAM et verse l'ensemble au salarié. Ce mécanisme de salaire maintien arrêt maladie apparaît sur la fiche de paie via trois lignes distinctes :

  • Retenue pour absence maladie
  • Indemnités journalières reversées par l'employeur
  • Complément de salaire
⚠ Important : Si l'employeur ne paie pas arrêt maladie, le salarié dispose de 3 ans pour saisir le conseil de prud'hommes et réclamer les sommes impayées.

Recours en cas d'impayés

Pour exercer un recours indemnités maladie non payées, le délai pour saisir le conseil de prud'hommes est de 3 ans. Il est conseillé d'agir rapidement pour faciliter la réunion des justificatifs.

Les documents à conserver pour faire valoir ses droits salarié arrêt maladie non payé sont :

  • Les fiches de paie
  • Le relevé Ameli
  • L'attestation de salaire
💡 Conseil : Conservez systématiquement vos fiches de paie et relevés Ameli pendant au moins 3 ans pour pouvoir justifier vos droits en cas de litige.

Contacts utiles

En cas de litige concernant les indemnités journalières arrêt maladie, voici les organismes à contacter :

  • CPAM (via le compte Ameli) : pour le suivi des IJSS
  • Inspection du travail : pour les litiges avec l'employeur
  • AGS (Fonds de garantie des salaires) : en cas de faillite de l'employeur
  • Conseil de prud'hommes : pour les recours juridiques

Questions fréquentes

Mon employeur ne me verse pas le complément de salaire pendant mon arrêt maladie, que faire ?

Commencez par comparer votre arrêt de travail, vos fiches de paie et votre relevé Ameli. Relancez ensuite l'employeur par écrit. Sans réponse sous 2 semaines, envoyez une mise en demeure en lettre recommandée. Vous pouvez aussi alerter l'inspection du travail ou saisir le conseil de prud'hommes dans un délai de 3 ans.

À partir de quand l'employeur doit-il verser le complément de salaire ?

Le complément légal de l'employeur est dû à partir du 8e jour d'arrêt (après un délai de carence de 7 jours), sauf si votre convention collective est plus favorable. Il nécessite une ancienneté d'au moins 1 an dans l'entreprise.

Quels sont les montants des indemnités pendant un arrêt maladie ?

La CPAM verse des IJSS à hauteur de 50% de votre salaire journalier de base (plafonné à 42,97 € brut/jour en 2026). Votre employeur doit compléter : 90% de votre salaire brut pendant les 30 premiers jours, puis deux tiers les 30 jours suivants.

Que se passe-t-il si mon employeur ne déclare pas mon arrêt à la CPAM ?

Sans déclaration via la DSN, la CPAM ne peut pas calculer vos IJSS. Vous devez l'exiger sous 8 jours. Si l'employeur ne le fait pas, signalez-le directement à votre CPAM via votre compte Ameli pour qu'elle le contacte.

Puis-je être payé pendant les 3 premiers jours d'arrêt ?

Non, il y a un délai de carence de 3 jours pour les IJSS de la Sécurité sociale. Les 7 premiers jours ne sont pas couverts par le complément légal de l'employeur, sauf disposition plus avantageuse de votre convention collective.

Mon employeur peut-il retenir de l'argent sur mon salaire à cause de l'arrêt maladie ?

Oui, mais uniquement en cas de subrogation (il perçoit vos IJSS et vous verse le tout) et si la CPAM a versé moins que prévu. L'employeur doit alors vous fournir un décompte écrit de l'indu justifiant la retenue.

Que risque mon employeur en cas de retard de paiement ?

Il peut être condamné à vous verser des intérêts de retard au taux légal à partir de la réception de votre mise en demeure. En cas de préjudice important, des dommages et intérêts sont possibles. Les sommes dues sont garanties par l'AGS en cas de défaillance de l'entreprise.

Mon contrat se termine pendant mon arrêt, ai-je droit aux indemnités ?

Oui pour les IJSS de la CPAM, qui continuent jusqu'à la fin de l'arrêt. Non pour le complément de l'employeur, qui s'arrête à la date de fin de votre contrat de travail.

Henri
Redacteur

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