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Rupture conventionnelle 2027 : nouveau plafond fiscal 48 060€

Rupture conventionnelle 2027 : nouveau plafond fiscal 48 060€

Contexte et portée de la réforme fiscale 2027

Le projet de loi de finances (PLF) pour 2027, actuellement examiné par le Parlement, introduit des modifications significatives sur la fiscalité des indemnités de rupture de contrat. Ces changements concernent les salariés du secteur privé et public.

Un plafond d'exonération unifié

Le texte initial prévoyait de soumettre toutes les indemnités de rupture de contrat à un plafond unique d'exonération fiscale. Ce plafond est fixé à un Plafond annuel de la Sécurité sociale (Pass), soit 48 060 euros en 2026.

Type d'indemnité Plafond d'exonération fiscale Statut après modification
Indemnités de licenciement Régime actuel maintenu Exclues du nouveau dispositif
Autres indemnités de rupture 1 Pass (48 060 euros) Soumises au plafond unique

Modification adoptée par les députés

Le 14 octobre 2026, les députés ont modifié le texte en séance. Cette amendment est intervenu à l'initiative de la Droite républicaine et du groupe Ensemble pour la République. Les indemnités de licenciement sont désormais exclues de ce nouveau dispositif.

⚠ Important : Les nouvelles règles, si elles sont adoptées définitivement, s'appliqueront aux indemnités perçues à compter du 1er janvier 2027.

Volet social : le PLFSS pour 2027

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027, examiné du 20 au 26 octobre 2026, prévoit des changements sur le régime social des indemnités.

Le 14 octobre 2026, les députés ont supprimé deux mesures controversées :

  • La taxation des indemnités journalières pour affection de longue durée (ALD) ;
  • L'augmentation de la taxation des indemnités journalières pour accident du travail ou maladie professionnelle (AT-MP).
💡 Conseil : Si vous envisagez une rupture conventionnelle ou un départ à la retraite en 2027, anticipez ces changements fiscaux en consultant le site impots.gouv.fr ou en contactant votre centre des impôts.

Nouveau régime fiscal des indemnités de rupture : qui est concerné en 2026 ?

Le nouveau plafond d'exonération fiscale d'un Pass (48 060 euros en 2026) s'appliquerait uniquement aux indemnités de rupture conventionnelle individuelle et de mise à la retraite. Les salariés licenciés conservent le régime actuel, avec une exonération fiscale pouvant aller jusqu'à six Pass (288 360 euros en 2026).

Les indemnités versées dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) restent, quant à elles, exonérées d'impôt sans limite.

⚠ Important : Pour une rupture conventionnelle, la part de l'indemnité dépassant un Pass devient imposable. Ce changement fiscal 2027 pourrait significativement impacter les cadres et dirigeants.

Comparaison des régimes fiscaux selon le type de rupture

Type de rupture Plafond d'exonération 2026 Régime applicable
Rupture conventionnelle 48 060 euros (1 Pass) Nouveau régime
Mise à la retraite 48 060 euros (1 Pass) Nouveau régime
Licenciement 288 360 euros (6 Pass) Régime actuel maintenu
PSE (plan de sauvegarde de l'emploi) Sans limite Exonération totale

Impact fiscal concret : exemples chiffrés

Pour un cadre avec une indemnité de 120 000 euros versée dans le cadre d'une rupture conventionnelle :

  • Part imposable : 71 940 euros (120 000 - 48 060)
  • Impôt estimé à 21 600 euros pour un taux marginal de 30%
  • Impôt estimé à 29 500 euros pour un taux marginal de 41%

Pour un cadre dirigeant avec une indemnité de 500 000 euros :

Situation Part imposable
Rupture conventionnelle (régime actuel) 211 640 euros
Rupture conventionnelle (nouveau régime) 451 940 euros
Licenciement (régime maintenu) 211 640 euros
💡 Conseil : L'écart de 240 000 euros entre une rupture conventionnelle et un licenciement pourrait influencer le choix du mode de rupture. Il est recommandé de simuler l'impact fiscal avant de signer toute transaction.

Le gouvernement estime que 95% des salariés resteraient entièrement exonérés avec ce nouveau plafond. Les indemnités de rupture contrat inférieures à 48 060 euros ne seraient pas impactées par la réforme.

ℹ️ À savoir : Ces modifications fiscales, intégrées au budget 2027 fiscalité, ne modifient pas les règles sociales. Les cotisations sociales sur les indemnités de départ restent calculées selon les barèmes en vigueur.

Indemnités de rupture : les changements de prélèvements sociaux en 2027

Le PLFSS pour 2027 prévoit d'aligner le régime social pour toutes les ruptures de contrat prenant effet à partir du 1er janvier 2027. Cette réforme modifie en profondeur les exonérations applicables aux indemnités de licenciement, rupture conventionnelle ou départ volontaire.

Régime actuel vs réforme 2027

Actuellement, une indemnité de rupture échappe aux cotisations sociales dans la limite de deux Pass (96 120 euros en 2026). La CSG-CRDS (9,7%) n'épargne, elle, que la part légale ou conventionnelle de l'indemnité.

La réforme instaurerait un seuil commun d'exonération d'un Pass (48 060 euros) pour les cotisations sociales ET la CSG-CRDS. Ce changement impacte différemment les salariés selon le montant de leur indemnité.

Situation Av réforme Après réforme Impact
Indemnité de 120 000 euros (dont 60 000 euros légaux) Cotisations sur 23 880 euros
CSG-CRDS sur 60 000 euros
Cotisations sur 71 940 euros
CSG-CRDS sur 71 940 euros
+ 1 160 euros de prélèvements
Indemnité de 40 000 euros (dont 15 000 euros légaux) CSG-CRDS sur 25 000 euros Exonération intégrale - 2 425 euros (économie)
⚠ Important : Au-delà de dix Pass (480 600 euros en 2026), l'indemnité reste soumise aux prélèvements sociaux dès le premier euro, comme actuellement. Cette règle reste inchangée.

Qui gagne et qui perd avec ces changements fiscaux 2027 ?

  • Les indemnités modestes (inférieures au Pass) : exonération totale de CSG-CRDS, soit une économie significative.
  • Les indemnités intermédiaires (entre un et deux Pass) : impact variable selon la part légale de l'indemnité.
  • Les indemnités élevées (supérieures au Pass) : augmentation des prélèvements sociaux sur la part exonérée auparavant.
💡 Conseil : Si vous envisagez une rupture conventionnelle ou un départ négocié en 2027, anticipez cette réforme. Une prise d'effet au 31 décembre 2026 permet de rester sous le régime actuel plus favorable aux indemnités élevées.

Exceptions, mesures abandonnées et calendrier des changements fiscaux 2027

Plusieurs exceptions et mesures abandonnées ont été actées dans le cadre du budget 2027 fiscalité. Ces modifications impactent directement la fiscalité des indemnités rupture contrat et les changements fiscaux 2027 à venir.

Exclusions et maintiens du régime actuel

Les indemnités de licenciement sont exclues du nouveau dispositif de plafond unique. Elles conservent donc leur régime fiscal spécifique. Les indemnités versées dans un cadre de PSE (Plan de Sauvegarde de l'Emploi) restent exonérées d'impôt sans limite.

Le taux réduit de CSG de 6,2% pour les indemnités journalières est préservé.

Mesures supprimées par les députés

Le 14 octobre 2026, les députés ont supprimé deux mesures fiscales :

  • La taxation des indemnités journalières pour ALD (actuellement exonérées) ;
  • La taxation à 100% au lieu de 50% des indemnités pour AT-MP (accident du travail et maladie professionnelle).

Amendement sur les ruptures conventionnelles

Un amendement, adopté en commission, propose de maintenir l'ancien régime fiscal pour les ruptures conventionnelles signées avant le 1er janvier 2027, même si le paiement intervient après cette date. Cet amendement doit être repris en séance pour être définitivement adopté.

⚠ Important : Les ruptures signées fin 2026 mais payées en 2027 pourraient être soumises au nouveau régime, sauf si l'amendement de maintien est confirmé en séance.

Calendrier d'application

Étape Date
Adoption du PLF et du PLFSS pour 2027 par le Parlement Fin 2026
Application des nouvelles règles aux indemnités perçues À compter du 1er janvier 2027
💡 Conseil : En cas de projet de rupture conventionnelle, anticiper la signature avant le 1er janvier 2027 permet de bénéficier du régime fiscal actuel, sous réserve de validation de l'amendement.

Questions fréquentes

Quels types d'indemnités sont concernés par la réforme en 2027 ?

Le projet de budget 2027 vise les indemnités de rupture conventionnelle individuelle et de mise à la retraite. Les indemnités de licenciement sont exclues du nouveau dispositif et conservent leurs règles actuelles.

Quel est le nouveau plafond d'exonération fiscale pour une rupture conventionnelle ?

À partir du 1er janvier 2027, seule la partie de l'indemnité excédant un Pass (soit 48 060 € en 2026) serait imposable. Aujourd'hui, l'exonération fiscale va jusqu'à six Pass (288 360 €).

Que change la réforme pour les cotisations sociales et la CSG-CRDS ?

Le seuil d'exonération des cotisations sociales et de la CSG-CRDS serait aligné sur un Pass (48 060 €). Actuellement, l'exonération des cotisations sociales s'applique jusqu'à deux Pass (96 120 €).

Je vais toucher 40 000 € de rupture conventionnelle en 2027, suis-je gagnant ?

Oui. Avec le nouveau seuil d'exonération de la CSG-CRDS à 48 060 €, une indemnité de 40 000 € serait entièrement exonérée, contre 25 000 € imposables aujourd'hui. Cela représente une économie estimée à 2 425 € de CSG-CRDS.

Je vais toucher 120 000 € de rupture conventionnelle en 2027, suis-je perdant ?

Oui, fiscalement. La part imposable passerait de 0 € aujourd'hui à 71 940 € (120 000 - 48 060). À titre indicatif, l'impôt pourrait être d'environ 21 600 € (taux 30%) ou 29 500 € (taux 41%). Socialement, un supplément de 1 160 € de CSG-CRDS est estimé.

Les indemnités versées dans un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) sont-elles concernées ?

Non. Les indemnités versées dans le cadre d'un PSE restent exonérées d'impôt sur le revenu sans limite de montant.

Quand les nouvelles règles entreront-elles en vigueur ?

Les règles s'appliqueraient aux indemnités perçues à compter du 1er janvier 2027. Le projet de loi doit encore être adopté définitivement par le Parlement.

Y a-t-il des exceptions prévues pour les ruptures déjà négociées ?

Un amendement pourrait permettre de maintenir l'ancien régime pour les ruptures conventionnelles signées avant le 1er janvier 2027, même si le paiement intervient après cette date.

Henri
Redacteur

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