Indemnités journalières en 2026 : comprendre le calcul et les montants
En 2026, les indemnités journalières versées en cas d’arrêt maladie sont soumises à certaines règles de calcul et à des plafonds spécifiques. Suite à la revalorisation du SMIC, il est important de comprendre comment ces indemnités sont déterminées.
Le plafond mensuel des indemnités journalières de maladie s’élève à 2 552,24 €, un chiffre calculé sur la base de 1,4 fois le SMIC mensuel, fixé à 1 823,03 € depuis le 1er janvier 2026. Le montant journalier maximum est donc de 41,95 € bruts.
Comment sont calculées les indemnités journalières ?
Les indemnités journalières représentent 50 % du salaire journalier de base. Voici le mécanisme de calcul pour les salariés mensualisés :
- Salaire journalier de base = (Total des 3 derniers salaires bruts) ÷ 91,25
- Indemnité journalière = Salaire journalier de base × 50 %
Il est important de noter que le salaire pris en compte est plafonné à 2 552,24 € par mois.
Exemple concret
Prenons l’exemple d’un salarié avec un salaire brut de 2 000 € par mois :
- Salaire des 3 derniers mois : 6 000 €
- Salaire journalier de base : 65,75 € (6 000 ÷ 91,25)
- Indemnité journalière : 32,87 € (65,75 × 50 %)
Un délai de carence de 3 jours est appliqué avant le versement des indemnités, sauf dans des cas spécifiques comme une reprise d’activité de moins de 48 heures entre deux arrêts ou en cas d’affection de longue durée (ALD).
Maintien de salaire par l’employeur : les conditions à connaître
En plus des indemnités journalières versées par la Sécurité Sociale, certains salariés peuvent bénéficier d’un maintien de salaire par leur employeur pendant un arrêt maladie. Ce maintien est soumis à des conditions d’ancienneté et à un délai de carence.
Les conditions d’ancienneté
Pour prétendre au maintien de salaire, il est nécessaire de justifier d’au moins un an d’ancienneté auprès de son employeur. Cette condition est essentielle pour l’ouverture des droits.
Le délai de carence
Un délai de carence de 7 jours s’applique généralement pour les arrêts maladie non professionnels. Le maintien de salaire débute donc à partir du 8ème jour d’absence. Cependant, en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, aucun délai de carence n’est appliqué : l’indemnisation commence dès le 1er jour.
Montants et durées selon l’ancienneté
Les montants et les durées d’indemnisation varient en fonction de l’ancienneté du salarié :
- De 1 à 5 ans d’ancienneté :
- 90 % du salaire brut pendant les 30 premiers jours
- 66,66 % du salaire brut pour les 30 jours suivants
- Au-delà de 5 ans d’ancienneté : 10 jours d’indemnisation supplémentaires par tranche de 5 années d’ancienneté, dans la limite de 180 jours au total.
Il est important de consulter votre convention collective, car elle peut prévoir des dispositions plus favorables.
Questions fréquentes
Comment l’indemnité journalière versée par l’Assurance Maladie est-elle calculée ?
L’indemnité journalière est calculée à 50% de votre salaire journalier de base. Ce dernier est obtenu en divisant la somme de vos trois derniers salaires bruts par 91,25. Le salaire journalier de base est plafonné à 1,4 fois le SMIC mensuel brut.
Quel est le plafond des indemnités journalières depuis l’entrée en vigueur du plafond à 1,4 fois le SMIC ?
Depuis le 1er avril 2025, avec l’application du plafond à 1,4 fois le SMIC, le montant maximal des indemnités journalières pour maladie est de 41,95 € brut par jour en 2026.
Qui peut bénéficier du maintien de salaire par l’employeur pendant un arrêt maladie et quelles sont les conditions ?
Les salariés en arrêt maladie peuvent bénéficier du maintien de salaire par l’employeur, sous réserve de remplir des conditions spécifiques, notamment avoir au moins un an d’ancienneté dans l’entreprise, transmettre un certificat médical dans les 48 heures, et bénéficier d’une prise en charge par la Sécurité sociale.
Quels sont les délais de carence applicables aux indemnités journalières et quelles sont les exceptions (ALD, arrêts courts) ?
Le délai de carence est de 3 jours pour les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale. Il existe des exceptions, notamment en cas d’accident du travail, de maladie professionnelle, d’affection de longue durée (ALD), ou si la reprise d’activité entre deux arrêts est inférieure ou égale à 48 heures.




